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2 avril 1861

Charles de Flahaut à Thouvenel

 

" Vous me demandez mon avis, monsieur le ministre, sur la question de savoir quelle devrait être notre conduite dans cette affaire et, tout en considérant que vous êtes bien plus en position et en état de former une juste appréciation à ce sujet, je vous répondrai avec une entière franchise et vous donnerai mon avis, non pas, ainsi que disait Montaigne, comme bon, mais comme mien. Je ne sais si l'Angleterre par sa conduite cherche à acquérir une influence exclusive sur l'Italie… mais… lors même que notre conduite eût été différente, qu'elle eût été aussi agréable qu'elle a été utile à l'Italie, ce n'en aurait pas moins été vers l'Angleterre que cette dernière aurait porté les yeux et sous l'influence de laquelle elle se serait rangée. La France sera inévitablement sa rivale dans la Méditerranée et l'objet de ses craintes sur ses frontières de terre, et c'est du côté de l'Angleterre qu'elle cherchera son appui.

Cela posé que faut-il faire ? Faut-il s'empresser de suivre les traces de l'Angleterre ? Je ne le pense pas car ce serait à elle qu'on en ferait encore le mérite, en attribuant notre empressement à son initiative. Si j'étais appelé à l'honneur de donner un conseil à Sa Majesté, mon avis serait qu'Elle s'entendit avec les autres cours et cherchât à les amener à reconnaître le nouveau royaume, en obtenant de son souverain des garanties pour le maintien de la paix. Je pense qu'il faut s'attacher autant que possible à ne rien faire qui soit de nature à causer au roi de Sardaigne un mécontentement fondé, à ne pas cesser de lui faire entendre un langage ami, mais lui faire comprendre que son propre intérêt lui conseille d'accepter ce que nous nous efforçons d'obtenir pour lui…"

 

* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.344-345)

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