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Les aides de camp sous l'Empire
(Charles de Flahaut, fils naturel de Talleyrand a été aide de camp de Murat et de Berthier, avant d'être celui de l'Empereur)


 

 Les aides de camp de Napoléon et des maréchaux / Vincent Rolin / Editions Napoléon 1er / 2005

p.197
Etat détaillé de l'état des services effectués par Charles de Flahaut, aide de camp de Berthier, puis de Napoléon

"Ce livre veut rendre hommage à ces officiers de prestige à la carrière souvent singulière et à leur admirable bravoure"


pour vous procurer cet ouvrage :

Une étude détaillée, avec de nombreuses photos, dans la revue "Napoléon 1er" n°3 (juillet-août 2000)

 

 

Des extraits d'ouvrages...

Les aides de camp de l'Empereur étaient pour la plupart des officiers généraux ; ils avaient eux-mêmes des aides de camp qu'on appelait les petits aides de camp. L'état de la maison militaire n'admettait que douze aides de camp de l'Empereur…

 
 

 Les douze aides de camp des dernières années :
Le général Lemarois
Le duc Charles de Plaisance (général Lebrun)
Le général Mouton, comte de Lobau
Le général Durosnel
Le général Bernard
Le général Drouot
Le général Corbineau
Le général Louis de Narbonne
Le général Dejean
Le général Hogendorp
Le général Flahaut
Le colonel Guéheneuc
Le général Letort

 (Baron Fain - Mémoires / arléa 2000 / p.174 à 176)

La dernière extravagance en date de Murat, est de faire porter à ses aides de camp comme tenue de fantaisie sa livrée aux couleurs amarante, blanc et or. Une lubie mal acceptée de ces officiers d'ordonnance qui ne veulent pas être considérés comme des domestiques
(Morny, un vluptueux au pouvoir / Rouart / Gallimard)

Les aides de camp sont vêtus avec recherche, représentativité oblige. Parmi ces dandys, qui se piquent d'une élégance parfois surprenante, les plus remarqués sont ceux de l'état-major de Berthier : "Nous étions tous, s'extasie un gandin avec une vanité ingénue, d'une belle taille et d'une heureuse figure."
L'uniforme est décrit par l'un d'entre eux, Lejeune, et avec d'autant plus de minutie que c'est lui-même, d'ordre de Berthier, qui en a été le styliste : pelisse en drap noir, dolman blanc avec tresses d'or et fourrure, large pantalon et shako de drap écarlate surmonté d'une aigrette blanche en plumes de héron. L'ensemble, enrichi d'une riche ceinture en soie noir et or, d'une petite giberne et d'une sabretache. En complément, un superbe sabre en damas.
Quant aux chevaux, ils n'ont rien à envier à leurs brillants cavaliers : de race arabe, gris-blanc, avec des crins longs, soyeux et flottants, ils portent la bride à la hussard avec galons et glands d'or. Sur la selle, une peau de panthère festonnée d'or et d'écarlate.

"Nous étions, écrit Lejeune, remarquables, même à la tête de la Garde impériale d'un aspect si martial ; et dût-on m'accuser d'un peu de fatuité, je dirai que je n'ai jamais rien vu de plus brillant et de plus élégant dans ce genre que notre cavalcade des six aides de camp…"
(Les soldats de la grande armée / J.C.Damamme / Perrin)

Ses aides de camp, qui furent jusqu'à treize, ne se distinguaient pas seulement par leur pantalon rouge vif. Tous beaux hommes, ils portaient un uniforme dessiné par un des leurs : le baron Lejeune : vêtement à la hongroise, pelisse en drap noir, dolman blanc avec tresses d'or et fourrure, large pantalon, shako écarlate surmonté d'une aigrette blanche en plumes de héron. Le tout surchargé de galons et de torsades et boutons en or. La ceinture était en soie noir et or et le sabre en acier de Damas. Les chevaux arabes aussi pomponnés que leurs cavaliers étaient couverts de galons et glands d'or ; la selle était ornée d'une peau de panthère, festonnée d'or et d'écarlate.
En campagne, le service des aides de camp était épuisant et dangereux.
(L'homme Napoléon / Louis Chardigny / Perrin)

Napoléon 1er avait besoin dans son état-major d'officiers à deux fins qui fussent capables de remplir aussi bien une mission diplomatique qu'une mission militaire : Tels étaient Narbonne, Ségur, Andréossy, Sébastiani, des hommes bien élevés, sachant écrire, comprenant la politique, ayant l'usage du monde, de ces hommes comme il s'en trouvait beaucoup sous l'ancien régime, bons pour l'une et l'autre carrière, et dont l'esprit ouvert ne craignait pas plus un protocole qu'un boulet. Cette sorte d'hommes a maintenant à peu près disparu. L'éducation manque ; l'intrigue ne saurait suppléer à l'habitude des choses politiques, à la facilité de style et à l'usage du monde. Ces qualités, M de Flahaut les avait à un haut degré, et il eut l'occasion de les déployer...
(Jadis / Le général comte de Flahaut / Frédéric Masson / Société d'Editions littéraires et artistiques)

Les aides de camp n'avaient, à l'époque (1796) , qu'un statut approximatif et il était seulement prescrit de les prendre parmi les officiers d'état-major. Leur nombre devait être proportionné au grade des généraux : un pour les généraux de brigade, deux pour les généraux de division, quatre pour les généraux en chef. Leur insigne était le brassard. Quant au reste, rien ne précisait leur fonction exacte si ce n'est sous le rapport de la transmission des ordres verbaux, pour laquelle ils ont un caractère officiel. Ils étaient à la disposition exclusive du général qui se les était attachés et pouvaient remplir toutes les missions incombant aux officiers d'état-major. Ainsi l'état-major général était la chose de Berthier, mais les aides de camp du général en chef ne dépendaient que de Bonaparte. Tour à tour ces officiers étaient des secrétaires, des officiers de liaison, des chefs de reconnaissance, des éclaireurs, des géomètres, des agents politiques, des chefs de colonne pour les attaques, des porte-paroles du général en chef. Marmont a laissé dans ses Mémoires une description intéressante de son activité au côté de Bonaparte. Un général amenait avec lui ses aides de camp ; c'était une pratique traditionnelle et reconnue. Bonaparte s'était attaché les services de son jeune frère Louis, de Marmont, de Junot, de Lemarois, de Lahoz. Ces hommes étaient accablés de travail, tout comme les officiers au service de Berthier : "Toujours à cheval, en course, en reconnaissance, en bataille", comme écrit Marmont. Leur récompense était de vivre dans l'intimité du chef ; ils partageaient ses travaux, sa table, recevaient parfois des confidences et plus tard des honneurs.
(Article de Alaian Pigeard / Revue Napoléon 1er Hors série n° 10 / Arcole, un pont vers la légende - Les préparatifs)

des ouvrages sur les aides de camp de Napoléon :

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