(pas de titre)

Histoire d’Amanty (Meuse)

Histoire d’Amanty (Meuse)
Histoire d’Amanty (Meuse)

Jusqu’en 1790, le village dépendait du bailliage de Saint-Thiébault, puis celui de Lamarche et du parlement de Paris. Il y avait, en 1505, une maison forte assez étendue, flanquée de tourelles, entourée de fossés, qui, aux dires des habitants, communiquait avec l’église. La seigneurie appartenait, en 1332, à Guillaume de Gondrecourt et à Édeline, sa sœur. En 1397, la terre passa à Jean Thirion, écuyer de Gondrecourt, en 1441 à Jean d’Ourches…
(source wikipedia)

(2 commentaires)

    • François GERARD on 2 janvier 2019 at 15 h 10 min
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    Le Blason d’Amanty, Meuse
    . Les deux poignards romains dessinent le « A » de Amanty et évoquent saint Romain, martyr vers 258, auquel était voué le prieuré du lieu. La cime du chevron formé par les poignards symbolise le point géodésique 424 m au buisson d’Amanty qui représente le point culminant du département. La fontaine héraldique témoigne de la présence d’un ensemble « égayoir – fontaine – lavoir » au cœur du village. Les jonquilles sont celles qui, au printemps, font la beauté du finage.
    Ce blason a été composé par R.A. Louis, et adopté par la commune en mars 2011.
    L’appellation Amanty proviendrait du nom d’homme gaulois Mantaius ; dans le document de la Chambre des comptes de Gondrecourt de 1327, elle figure sous la forme de Amenti et, dans le pouillé de 1749, sous celle de Amantius. Jusqu’en 1790, le village dépendait du bailliage de Saint-Thiébault, puis celui de Lamarche et du parlement de Paris. Il y avait, en 1505, une maison forte assez étendue, flanquée de tourelles, entourée de fossés, qui, aux dires des habitants, communiquait avec l’église.
    La seigneurie appartenait, en 1332, à Guillaume de Gondrecourt et à Édeline, sa sœur. En 1397, la terre passa à Jean Thirion, écuyer de Gondrecourt, en 1441 à Jean d’Ourches. Puis la seigneurie échut pour plus d’un siècle à la famille de Verrières, futur propriétaire du château de Montbras (mariage de Jeoffroy de Verrières avec Isabelle d’Ourches en 1451), pour passer ensuite à la famille de Sommyèvre1.
    Les habitants, dans la plupart des cas de petits éleveurs et agriculteurs, jouissaient, de très longue date, des droits d’usage de la forêt qui s’étendait sur les finages de Gondrecourt, Abainville, Amanty et Gérauvilliers et dont les ducs de Bar étaient propriétaires1.
    Amanty, actuellement dans le diocèse de Verdun, se trouvait jusqu’à la Révolution dans celui de Toul. L’érection en cure date de 1707, lorsque l’évêque François de Camilly, par sentence du 22 septembre «  »désunit et détacha l’église d’Amanty et celle d’Epiez et la rétablit en son premier état » ». Un prieuré Saint-Romain, dépendant de l’abbaye des chanoines réguliers de Saint-Léon de Toul, fut installé à Amanty mais on n’en connaît quasiment que le nom.
    http://www.vosges-archives.com/fichiers/anterieur/H/20H.pdf
    L’abbaye et les autres monastères.
    — Traité entre Richard, abbé de Vaux-en-Ornois, et Guillaume, abbé de Mureau, au nom de leurs couvents respectifs, pour mettre fin aux difficultés qui résultaient du droit d’usage sur des pâturages communs.
    Ceux-ci s’étendent de la Louvière d’Amanty (bois communal d’Amanty) jusqu’à l’orée du grand bois vers Gondrecourt et Vouthon et jusqu’au bois de Saint-Epvre et de Taillancourt, en descendant la pente qui va jusqu’au ruisseau d’Amanty. Il a été convenu que les frères de Mureau et de Vaux pourraient, hiver comme été, faire paître leurs brebis dans la partie de ces pâturages qui se trouve entre la Meuse et la route qui va de Vouthon à Badonviller, et qu’on appelle Seleres ; au contraire, dans la partie qui s’étend entre ladite route et Gondrecourt, les troupeaux des deux abbayes ne pourront aller qu’en hiver, et en nombre égal.
    En outre, les frères de Mureau ne pourront jamais dépasser le lieu de la Louvière déjà cité. Des conventions analogues s’appliquent aux pâturages communs contigus à Gondrecourt Ultra Vualdun7, de la Croix Roger à la Vallée Sainte-Marie, aux pâturages de Bertheléville. Les religieux de Mureau ne devront pénétrer en aucune saison dans les territoires de Lezéville, Chassey (Jarceio), Luméville (Limerville), Horville (Dohorville), et traverser la rivière de l’Ognon (Hornonem) ; le territoire de Dainville leur est également interdit.
    Suivent les sanctions en cas de non observation du traité de part et d’autre (1163). Original parchemin8. — Reconnaissance par Vincent, abbé de Vaux-en-Ornois, et son couvent d’une somme de soixante sous de provenisiens pour laquelle ils se sont obligés envers l’abbaye de Mureau à la suite de la transaction suivante : l’abbaye de Mureau a vendu à Henri, comte de Luxembourg, et à Marguerite sa femme, leur maison de Henvas près du château de la Roche-en-Ardenne ; l’abbaye des Vaux a reçu des acheteurs « in recompensatione
    mutua », des prés voisins du monastère, au finage de Demange-aux-Eaux (1269, octobre). Original parchemin . — Saisie et mise en la main du roi, à la requête de l’abbaye de Mureau, des dîmes de
    1 Cartulaire, f° 98vo.
    2 Cartulaire, f° 95.
    3 Cartulaire, f° 541vo.
    4 Cartulaire, f° 452vo (transcription de l’original) et f° 460vo (transcription du vidimus).
    5 Cartulaire, f° 95vo.
    6 Cartulaire, f° 471vo.
    7 Les autres sont situés retro vualdum.
    8 Cartulaire, f° 444.
    35
    parchemin1. — Saisie et mise en la main du roi, à la requête de l’abbaye de Mureau, des dîmes de Brevannes (Brovonnes), appartenant à l’abbaye de Saint-Evre-devant-Toul (1390, 10 novembre).
    Original parchemin.
    1163-1390
    Nota : il existe également un autre bois communal d’Amanty dénommé « Louvroy (Le) »..

    1. Merci M François Gérard pour ce commentaire très fourni et documenté

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(2 commentaires)

    • François GERARD on 2 janvier 2019 at 15 h 10 min
    • Répondre

    Le Blason d’Amanty, Meuse
    . Les deux poignards romains dessinent le « A » de Amanty et évoquent saint Romain, martyr vers 258, auquel était voué le prieuré du lieu. La cime du chevron formé par les poignards symbolise le point géodésique 424 m au buisson d’Amanty qui représente le point culminant du département. La fontaine héraldique témoigne de la présence d’un ensemble « égayoir – fontaine – lavoir » au cœur du village. Les jonquilles sont celles qui, au printemps, font la beauté du finage.
    Ce blason a été composé par R.A. Louis, et adopté par la commune en mars 2011.
    L’appellation Amanty proviendrait du nom d’homme gaulois Mantaius ; dans le document de la Chambre des comptes de Gondrecourt de 1327, elle figure sous la forme de Amenti et, dans le pouillé de 1749, sous celle de Amantius. Jusqu’en 1790, le village dépendait du bailliage de Saint-Thiébault, puis celui de Lamarche et du parlement de Paris. Il y avait, en 1505, une maison forte assez étendue, flanquée de tourelles, entourée de fossés, qui, aux dires des habitants, communiquait avec l’église.
    La seigneurie appartenait, en 1332, à Guillaume de Gondrecourt et à Édeline, sa sœur. En 1397, la terre passa à Jean Thirion, écuyer de Gondrecourt, en 1441 à Jean d’Ourches. Puis la seigneurie échut pour plus d’un siècle à la famille de Verrières, futur propriétaire du château de Montbras (mariage de Jeoffroy de Verrières avec Isabelle d’Ourches en 1451), pour passer ensuite à la famille de Sommyèvre1.
    Les habitants, dans la plupart des cas de petits éleveurs et agriculteurs, jouissaient, de très longue date, des droits d’usage de la forêt qui s’étendait sur les finages de Gondrecourt, Abainville, Amanty et Gérauvilliers et dont les ducs de Bar étaient propriétaires1.
    Amanty, actuellement dans le diocèse de Verdun, se trouvait jusqu’à la Révolution dans celui de Toul. L’érection en cure date de 1707, lorsque l’évêque François de Camilly, par sentence du 22 septembre «  »désunit et détacha l’église d’Amanty et celle d’Epiez et la rétablit en son premier état » ». Un prieuré Saint-Romain, dépendant de l’abbaye des chanoines réguliers de Saint-Léon de Toul, fut installé à Amanty mais on n’en connaît quasiment que le nom.
    http://www.vosges-archives.com/fichiers/anterieur/H/20H.pdf
    L’abbaye et les autres monastères.
    — Traité entre Richard, abbé de Vaux-en-Ornois, et Guillaume, abbé de Mureau, au nom de leurs couvents respectifs, pour mettre fin aux difficultés qui résultaient du droit d’usage sur des pâturages communs.
    Ceux-ci s’étendent de la Louvière d’Amanty (bois communal d’Amanty) jusqu’à l’orée du grand bois vers Gondrecourt et Vouthon et jusqu’au bois de Saint-Epvre et de Taillancourt, en descendant la pente qui va jusqu’au ruisseau d’Amanty. Il a été convenu que les frères de Mureau et de Vaux pourraient, hiver comme été, faire paître leurs brebis dans la partie de ces pâturages qui se trouve entre la Meuse et la route qui va de Vouthon à Badonviller, et qu’on appelle Seleres ; au contraire, dans la partie qui s’étend entre ladite route et Gondrecourt, les troupeaux des deux abbayes ne pourront aller qu’en hiver, et en nombre égal.
    En outre, les frères de Mureau ne pourront jamais dépasser le lieu de la Louvière déjà cité. Des conventions analogues s’appliquent aux pâturages communs contigus à Gondrecourt Ultra Vualdun7, de la Croix Roger à la Vallée Sainte-Marie, aux pâturages de Bertheléville. Les religieux de Mureau ne devront pénétrer en aucune saison dans les territoires de Lezéville, Chassey (Jarceio), Luméville (Limerville), Horville (Dohorville), et traverser la rivière de l’Ognon (Hornonem) ; le territoire de Dainville leur est également interdit.
    Suivent les sanctions en cas de non observation du traité de part et d’autre (1163). Original parchemin8. — Reconnaissance par Vincent, abbé de Vaux-en-Ornois, et son couvent d’une somme de soixante sous de provenisiens pour laquelle ils se sont obligés envers l’abbaye de Mureau à la suite de la transaction suivante : l’abbaye de Mureau a vendu à Henri, comte de Luxembourg, et à Marguerite sa femme, leur maison de Henvas près du château de la Roche-en-Ardenne ; l’abbaye des Vaux a reçu des acheteurs « in recompensatione
    mutua », des prés voisins du monastère, au finage de Demange-aux-Eaux (1269, octobre). Original parchemin . — Saisie et mise en la main du roi, à la requête de l’abbaye de Mureau, des dîmes de
    1 Cartulaire, f° 98vo.
    2 Cartulaire, f° 95.
    3 Cartulaire, f° 541vo.
    4 Cartulaire, f° 452vo (transcription de l’original) et f° 460vo (transcription du vidimus).
    5 Cartulaire, f° 95vo.
    6 Cartulaire, f° 471vo.
    7 Les autres sont situés retro vualdum.
    8 Cartulaire, f° 444.
    35
    parchemin1. — Saisie et mise en la main du roi, à la requête de l’abbaye de Mureau, des dîmes de Brevannes (Brovonnes), appartenant à l’abbaye de Saint-Evre-devant-Toul (1390, 10 novembre).
    Original parchemin.
    1163-1390
    Nota : il existe également un autre bois communal d’Amanty dénommé « Louvroy (Le) »..

    1. Merci M François Gérard pour ce commentaire très fourni et documenté

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